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Adieu San'a Allah Ibrahim : un écrivain exceptionnel s'éteint à 88 ans

La scène littéraire égyptienne et arabe est en deuil après le décès du grand écrivain et romancier San'a Allah Ibrahim, survenu ce mercredi matin à l'âge de 88 ans, après une longue maladie. Ibrahim laisse derrière lui un riche héritage d'œuvres romanesques qui ont marqué la narration arabe contemporaine, abordant des questions humaines et politiques profondes avec un style unique.



وداعاً "صنع الله إبراهيم": رحيل قامة أدبية استثنائية عن 88 عاماً

Hommage officiel et attention présidentielle

Dans une déclaration officielle, le ministre égyptien de la Culture, le Dr Ahmed Fouad Hanno, a exprimé sa profonde tristesse suite au décès de l'écrivain, le qualifiant de "figure littéraire exceptionnelle". Le ministre a souligné qu'Ibrahim était l'un des piliers de la prose arabe moderne, dont les œuvres se distinguaient par une vision profonde et un engagement indéfectible envers les questions nationales et humaines. La déclaration a précisé que sa perte est une grande perte pour la bibliothèque arabe, qu'il a enrichie d'œuvres intemporelles comme "Beyrouth, Beyrouth" et "Le Comité".

L'écrivain avait été hospitalisé au début du mois de mai après un problème de santé soudain. Son état avait suscité une grande attention dans les milieux culturels et officiels égyptiens. Le président Abdel Fattah al-Sissi a personnellement suivi les soins médicaux complets fournis par le ministère de la Santé après qu'Ibrahim a subi une fracture du col du fémur droit, nécessitant une intervention chirurgicale urgente. Le ministre de la Culture s'était également rendu à son chevet à plusieurs reprises pour s'enquérir de son état de santé.

Une carrière littéraire distinguée et des œuvres immortelles

Né en 1937, San'a Allah Ibrahim est considéré comme l'un des romanciers égyptiens et arabes les plus éminents, ayant su allier littérature et politique. Ses romans se caractérisaient par leur orientation socio-politique et une analyse profonde du comportement humain dans les sociétés égyptienne et arabe. Il a reçu plusieurs prix en reconnaissance de sa carrière, dont le prix "Ghaleb Halasa" de l'Union des écrivains jordaniens en 1992, le prix du meilleur roman égyptien en 1998 pour "Sharaf" (L'honneur), le prix "Ibn Rushd pour la liberté de pensée" en 2004, et le prix Cavafy pour la littérature en Égypte en 2017.

Parmi ses œuvres romanesques les plus célèbres qui ont laissé une empreinte durable figurent :

  • "Beyrouth, Beyrouth," qui traite de la guerre civile libanaise.

  • "L'étoile d'août".

  • "Le Comité".

  • "Sharaf" (L'honneur).

  • "La glace".

Son célèbre roman "Dhat" a également été adapté en une série télévisée très réussie, intitulée "L'histoire d'une fille nommée Dhat", avec Nelly Karim et Bassem Samra dans les rôles principaux. Le succès populaire de la série a confirmé la capacité de ses créations à toucher un large public au-delà des cercles littéraires traditionnels.

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