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Analyse de Haaretz : Trump Sauve Israël du « Suicide Politique » et Impose de Force un Cessez-le-Feu et un Échange de Prisonniers à Netanyahou

Dans un article d'analyse controversé publié dans le journal israélien Haaretz, le chroniqueur et analyste des affaires politiques Yossi Verter a affirmé que le Président américain Donald Trump a joué le rôle de sauveur pour Israël contre son Premier ministre Benyamin Netanyahou et contre le risque de « suicide politique ». Verter explique que Trump, lassé des tergiversations et du report constant de Netanyahou, a décidé d'imposer un accord global de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers et d'otages avec le mouvement de résistance islamique (Hamas).

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Trump Dicte le Nouveau Tempo à Netanyahou


Verter souligne que Trump ne s'est pas contenté de pressions diplomatiques, mais a « dicté à Netanyahou » l'arrêt des opérations militaires à Gaza et le début immédiat de négociations sous l'égide régionale conjointe de l'Égypte, du Qatar et de la Turquie, tout en garantissant l'implication de l'Autorité Palestinienne (AP). L'auteur décrit la lutte actuelle de Netanyahou comme « avec toute la ruse dont il est capable » pour gérer un accord qui lui a été imposé de l'extérieur. Il affirme que Trump, désireux d'obtenir des « résultats rapides », a envoyé son gendre et ancien conseiller Jared Kushner pour mener les contacts, décrivant Kushner comme l'« arme stratégique » capable de gérer la « ruse et les manœuvres » de Netanyahou, après l'échec de l'ancien envoyé Steve Witkoff.

Trump a envoyé un message clair dans un tweet : « Je ne tolérerai aucun retard », ajoutant que « tout le monde sera traité équitablement », ce que Verter interprète comme le Président américain considérant Israël et le Hamas comme des parties égales à la table des négociations. Verter poursuit en notant que Trump, contrairement à son prédécesseur Joe Biden, ne s'est pas limité à des déclarations, mais a imposé une voie claire : arrêt immédiat des opérations, négociations inconditionnelles sous parrainage régional, implication de l'AP dans l'administration post-guerre et garanties de protection des membres du Hamas contre les poursuites.


Le Prix de l'Accord pour Netanyahou et l'Avertissement de Suicide Politique


L'écrivain soutient que Netanyahou a été contraint, en retour, d'abandonner ses plans précédents qui incluaient l'établissement d'une administration militaire à Gaza, l'annexion de parties de la Cisjordanie, le gel des plans de construction de nouvelles colonies dans la Bande, ainsi que l'acceptation d'un « horizon politique pour un État palestinien dans un avenir lointain ». Verter insiste sur le fait que cet accord n'aurait pas eu lieu si Trump ne s'était pas « lassé de l'absurdité israélienne » et n'avait pas décidé de « sauver Israël de lui-même » et de son gouvernement d'extrême-droite qui avait adopté une « échelle de priorités déformée et inversée ».

Verter cite la déclaration de Trump au correspondant israélien de la Douzième chaîne, Barak Ravid, dans laquelle il a dit : « Bibi est allé trop loin à Gaza, et Israël perd le soutien international », affirmant que l'objectif de Trump est d'empêcher Israël du « suicide politique » dû aux pratiques de son gouvernement.


Les Négociations : une Réalité Imposée Sans Possibilité de Sabotage


Verter note que le moment des négociations n'est pas fortuit, car elles débutent demain, lundi, au Caire, dans le but d'obtenir une percée avant la fête juive de "Simchat Torah" dans 10 jours, faisant de ce jour celui où Israël sortira du "cauchemar des otages". L'auteur estime que le gouvernement d'extrême-droite n'a montré aucun intérêt sincère pour la vie des otages et que Netanyahou n'a inclus la question des otages comme objectif de guerre qu'après la pression de Benny Gantz et Gadi Eisenkot.

Verter est presque certain que « si Trump ne s'était pas lassé des obstacles de Netanyahou, l'armée israélienne aurait envahi Gaza, et les otages auraient été tués ou disparus sous les décombres. » L'auteur pense que Netanyahou cherchera à exploiter l'accord politiquement pour préparer des élections anticipées, même s'il doit temporairement rompre son alliance avec les partis extrémistes "Otzma Yehudit" et "Sionisme Religieux", dirigés par Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich.

Le chroniqueur conclut en affirmant que la mise en œuvre de la première phase – la libération des 48 otages israéliens dans des conditions de santé et psychologiques détériorées – est désormais « le test le plus important », soulignant que cet accomplissement aurait pu être réalisé il y a des mois « si Israël était dirigé par un gouvernement sensé et non assoiffé de sang. » Pour Verter, « le train a quitté la gare et ne fera pas machine arrière. »



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