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Escalade diplomatique dangereuse : le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en session d'urgence sur la frappe israélienne à Doha

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit en urgence aujourd'hui, jeudi, à la demande de l'Algérie, du Pakistan et de la Somalie, pour discuter de la frappe israélienne qui a ciblé un bureau du Hamas à Doha, la capitale du Qatar. Cette attaque, qui a suscité l'indignation régionale et internationale, met en péril les efforts de médiation laborieux à Gaza et menace d'aggraver les tensions dans toute la région.


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Détails de l'attaque et victimes


Un communiqué du Conseil de sécurité a indiqué que la frappe israélienne visait de hauts dirigeants politiques du Hamas, dont le négociateur en chef Khalil al-Hayya. Tandis que le Hamas a affirmé que ses principaux chefs avaient survécu à l'attaque, il a confirmé la mort de cinq de ses membres de rang inférieur, ainsi que du fils d'Al-Hayya et de son chef de bureau, et d'un responsable de la sécurité qatari, un détail également confirmé par le Qatar.

Pour sa part, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a justifié la frappe en déclarant qu'il l'avait approuvée en réponse à une attaque survenue lundi à Jérusalem qui avait fait au moins six morts et dont la branche militaire du Hamas avait revendiqué la responsabilité.


Vives réactions internationales et indignation qatarie


La frappe a suscité une large condamnation de la communauté internationale. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a qualifié l'attaque de "violation flagrante" de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Qatar, appelant toutes les parties à œuvrer pour un cessez-le-feu permanent. L'attaque a également été condamnée par plusieurs pays, dont l'Algérie, la France, le Pakistan et le Royaume-Uni.

Côté qatari, la représentante permanente du Qatar auprès de l'ONU, Alia Ahmed Saif Al Thani, a fermement condamné la frappe, la qualifiant de "violation flagrante de toutes les lois et conventions internationales". Dans une autre déclaration, le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a qualifié l'attaque de "terrorisme d'État" qui exige "une réponse de toute la région". Al Thani a confirmé que le Qatar est en train de réévaluer son rôle de médiateur, soulignant que l'attaque prouve qu'Israël négocie "de mauvaise foi".


Avenir des pourparlers de trêve et du sommet de Doha


Ces développements surviennent à un moment très délicat pour les efforts de médiation entre Israël et le Hamas. Le communiqué du Conseil de sécurité a noté que les parties étaient sur le point de discuter de la dernière proposition de cessez-le-feu américaine, qui comprend une trêve de 60 jours et la libération des otages en échange de la libération de prisonniers palestiniens et d'une augmentation de l'aide humanitaire.

Cependant, la frappe israélienne menace de faire dérailler ces efforts. Des rapports ont indiqué que le Qatar avait exhorté le Hamas à accepter la proposition juste avant l'attaque. Dans ce contexte, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani a annoncé que les pays de la région discuteraient de leur "réponse collective" lors du "Sommet arabo-islamique" qui se tiendra à Doha le 15 septembre, signalant une action régionale coordonnée en réponse à l'attaque.


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