Escalade militaire israélienne à Gaza et accusations de génocide par l'ONU
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- 16 sept. 2025
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Les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza s'intensifient, avec l'avancée des forces terrestres vers le centre de la ville de Gaza, coïncidant avec des frappes aériennes "intenses". Ces développements surviennent au moment où une commission d'enquête de l'ONU accuse Israël d'avoir commis quatre des cinq actes constituant le crime de "génocide" dans le territoire.

Escalade militaire à Gaza
Selon des rapports de presse citant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Israël a entamé une "phase décisive" de la guerre à Gaza, ses forces terrestres pénétrant au cœur de la ville. Un responsable militaire israélien a déclaré que les troupes avançaient vers le centre de la ville de Gaza, où l'on estime que se trouvent entre 2 000 et 3 000 combattants du Hamas, selon l'agence de presse française.
Le responsable militaire a expliqué que l'opération terrestre s'est "élargie" pour inclure le principal bastion du Hamas dans la ville, confirmant que cette étape fait partie de la "phase fondamentale" du plan de l'armée pour prendre le contrôle de la ville. Cette escalade fait suite à des bombardements israéliens intensifs sur la ville de Gaza, que des témoins oculaires ont décrits comme "violents" et continus.
Dans un contexte connexe, le ministre israélien de la Défense, Yisrael Katz, a tweeté sur la plateforme "X" que la ville de Gaza "brûle", affirmant que l'armée frappe "les infrastructures terroristes d'une main de fer" dans le but "d'accomplir sa mission" et de libérer les otages.
Parallèlement à ces opérations, des sources de sécurité ont indiqué que plus de 370 000 personnes ont quitté la bande de Gaza, le rythme des évacuations s'accélérant au milieu des bombardements et des opérations militaires en cours.
Accusations de génocide par l'ONU
Dans un développement hautement significatif, une commission d'enquête internationale indépendante des Nations Unies a accusé Israël d'avoir commis le crime de génocide à Gaza. Le rapport de la commission a conclu qu'il existe des "motifs raisonnables" de croire qu'Israël a commis des actes qui relèvent de la définition du génocide selon la convention de l'ONU de 1948. Ces actes incluent: le meurtre de civils, le fait de causer des dommages physiques et mentaux graves, l'imposition délibérée de conditions de vie destructrices et la prévention des naissances au sein du groupe.
Le rapport a considéré les déclarations de hauts responsables israéliens, tels que le président Isaac Herzog, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, comme "une incitation au génocide". La présidente de la commission, Navi Pillay, a affirmé que l'utilisation par Netanyahu d'expressions telles que "grande vengeance" et "ville maléfique" indiquait une intention de "cibler collectivement les civils".
Le ministère israélien des Affaires étrangères a rejeté catégoriquement le rapport, le qualifiant de "déformé et faux" et accusant les membres de la commission d'être des "agents du Hamas". Ce rapport intervient au moment où la Cour internationale de Justice examine une plainte similaire déposée par l'Afrique du Sud.
Situation humanitaire et sur le terrain
Sur le terrain, des témoins oculaires décrivent la situation à Gaza comme terrifiante, la ville étant soumise à des bombardements intensifs qui ont entraîné des destructions massives. Selon l'agence de presse palestinienne (WAFA), les récentes frappes aériennes ont fait 39 morts palestiniens, dont 8 personnes tuées lors d'un bombardement qui a visé un point de distribution d'aide humanitaire.
Ahmed Ghazal, un habitant de Gaza, a déclaré : "Il y a un grand nombre de bombardements intenses sur la ville de Gaza qui n'ont pas cessé, et le danger augmente", notant que les bombardements ont ciblé des pâtés de maisons entiers. Mahmoud Bassal, un porte-parole de la Défense civile à Gaza, a également confirmé que le nombre de victimes ne cesse d'augmenter.
Pourparlers diplomatiques à Doha
Dans un effort pour résoudre la crise, le secrétaire d'État américain Marco Rubio est arrivé au Qatar, où il a rencontré l'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani. La visite vise à exhorter le Qatar à poursuivre son rôle de médiation sur Gaza, surtout après la récente frappe israélienne qui a ciblé des responsables du Hamas.
À cet égard, Rubio a indiqué que le Qatar est le seul pays capable de servir de médiateur sur Gaza, affirmant le désir des États-Unis que Doha continue dans ce rôle. Ces pourparlers interviennent après que l'attaque israélienne sur le Qatar a suscité des critiques rares de la part du président américain Donald Trump.









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