Escalade à double front: Israël rejette un "accord global" et se prépare à une offensive, alors que les efforts internationaux pour la solution à deux États s'intensifient
- Next News
- 4 sept. 2025
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Le climat politique et militaire au Moyen-Orient s'aggrave, alors qu'Israël a catégoriquement rejeté la dernière proposition du mouvement Hamas visant à conclure un "accord global" pour mettre fin à la guerre à Gaza et libérer tous les otages israéliens. Le cabinet du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié cette proposition de "propagande sans nouveauté", réitérant que la fin du conflit est conditionnée à la libération de tous les otages, au désarmement du Hamas, à l'imposition d'un contrôle de sécurité israélien total sur la bande de Gaza et à la mise en place d'une administration civile alternative.

Cette réponse israélienne fait suite à un communiqué du Hamas confirmant sa volonté de parvenir à un accord d'échange d'otages contre un nombre convenu de prisonniers et détenus palestiniens. Le Hamas a également réitéré sa disposition à former une "administration nationale indépendante de technocrates" pour gérer les affaires de la bande de Gaza. Cette proposition est intervenue après un appel de l'ancien président américain Donald Trump au Hamas pour qu'il libère "tous les 20 otages vivants restants".
Sur le terrain, l'attention se tourne vers Gaza, où les forces israéliennes se préparent à une offensive terrestre d'envergure dans la ville de Gaza, qui abrite près d'un million d'habitants. Un haut responsable de l'unité de coordination des activités du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens (COGAT) a révélé que l'armée s'attendait au "déplacement d'un million de personnes" de la ville de Gaza vers le sud. Il a précisé qu'environ 70 000 Gazaouis avaient déjà fui le nord de la bande de Gaza. Il a également indiqué qu'Israël cherchait à établir une nouvelle "zone humanitaire" qui s'étendrait des camps de réfugiés au centre de Gaza jusqu'à la région côtière d'Al-Mawasi, bien que cette dernière ait déjà été la cible de bombardements. Ces développements se déroulent dans un contexte de détérioration de la situation humanitaire, le Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies ayant signalé le déplacement de plus de 76 000 Palestiniens au cours des deux dernières semaines, avec des déclarations de famine dans certaines parties de la ville.
La tragédie humanitaire est exacerbée par les bombardements israéliens continus, qui ont fait des milliers de morts et de blessés. Selon le ministère de la Santé à Gaza, le bilan s'élève à 63 746 morts et 161 245 blessés. Le rapport fait également état de 33 morts et 141 blessés alors qu'ils attendaient de l'aide humanitaire. Des témoignages poignants d'habitants illustrent cette souffrance, comme celui d'une mère ayant perdu sa fille enceinte, son fœtus, son mari et leurs enfants dans une frappe aérienne sur leur appartement.
Sur le plan politique international, les tensions montent entre Israël et plusieurs pays occidentaux. La radiodiffusion israélienne a révélé que Netanyahu avait refusé d'accueillir le président français Emmanuel Macron, exigeant qu'il revienne sur sa décision de reconnaître l'État palestinien. Netanyahu a également critiqué le Premier ministre belge Bart De Wever après l'annonce de l'intention de la Belgique de reconnaître la Palestine et d'imposer des sanctions à Israël, qualifiant cette démarche de "tentative d'apaisement du terrorisme". Ces actions coïncident avec la déclaration du ministre belge des Affaires étrangères, selon laquelle Bruxelles reconnaîtra la Palestine et imposera 12 sanctions à Israël, y compris l'interdiction des importations de produits des colonies.
Par ailleurs, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, tente de faire avancer son plan d'annexion de la Cisjordanie, ce qui a suscité de vives réactions arabes et internationales. Smotrich a déclaré que l'idée d'un État palestinien était "une idée qui doit être complètement éliminée", et que l'imposition de la souveraineté sur la Cisjordanie était une étape "réaliste" pour contrer "l'attaque politique" contre Israël. Cependant, des sources proches du dossier ont indiqué que Netanyahu avait décidé de retirer ce sujet de l'ordre du jour des réunions. Les déclarations de Smotrich ont été catégoriquement rejetées par la Jordanie et les Émirats arabes unis. La Jordanie les a qualifiées d'"escalade dangereuse et inacceptable" et de "violation flagrante du droit international", tandis que les Émirats les ont considérées comme une "ligne rouge" qui "sapait les Accords d'Abraham".









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