Gabon : Le Parti du Président Nguema en Tête des Premières Élections Législatives Post-Coup d'État
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- 2 oct. 2025
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Lors des premières élections législatives organisées au Gabon depuis le coup d'État militaire de 2023 qui a mis fin à plus d'un demi-siècle de règne de la famille Bongo, le parti « Union Démocratique des Bâtisseurs », fondé il y a quelques mois par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, a dominé les résultats du premier tour.

Selon les résultats provisoires annoncés par le ministre de l'Intérieur, le nouveau parti présidentiel a remporté 55 sièges sur les 145 que compte l'Assemblée Nationale. En revanche, l'ancien parti au pouvoir, le Parti Démocratique Gabonais (PDG), dirigé par l'ancien Président Ali Bongo Ondimba, n'a obtenu que 3 sièges.
Un second tour crucial de ces élections est prévu pour le 11 octobre dans 77 circonscriptions. La plupart des confrontations majeures de ce second tour devraient se dérouler entre le parti du Président et celui de l'ancien Président.
Un Contexte Politique et Légal Contesté
Ces élections s'inscrivent dans le cadre du retour progressif du Gabon à l'ordre constitutionnel, suite à l'adoption d'une nouvelle constitution par référendum en 2024. Cette constitution a considérablement renforcé les prérogatives du Président tout en réduisant le rôle du Parlement, qui n'a plus le pouvoir de censurer ou de renverser le gouvernement.
De plus, les élections se sont déroulées sous le régime d'une nouvelle loi électorale qui a suscité une vive controverse. Les forces de l'opposition ont critiqué cette loi, estimant qu'elle facilitait de manière indue la participation des militaires aux élections, y compris le Président actuel Oligui Nguema, qui a brigué et remporté l'élection présidentielle en avril dernier.
Controverses sur la Transparence et les Recours
Bien que le ministère de l'Intérieur et la mission d'observation civile aient qualifié le déroulement du premier tour de « satisfaisant », les résultats restent provisoires. La possibilité de déposer des recours électoraux demeure ouverte jusqu'au 8 octobre auprès de la Cour Constitutionnelle.
Ces développements indiquent que le Gabon se trouve à un carrefour politique sensible : entre une voie menée par le nouveau pouvoir qui cherche à consolider la légitimité du régime actuel par les urnes, et une opposition qui estime que les règles du jeu électoral sont toujours fortement orientées en faveur du pouvoir en place.









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