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L'Arabie saoudite appelle le CST à se retirer des gouvernorats yéménites après des frappes aériennes d'avertissement

RIYAD/ADEN, déc. (Xinhua) -- Le ministre saoudien de la Défense, Khalid bin Salman Al Saud, a averti samedi le Conseil de transition du Sud (CTS) de se retirer des camps militaires dans deux gouvernorats yéménites et de les remettre aux autorités locales, un jour après que des avions de guerre saoudiens ont mené des frappes aériennes d'avertissement contre des sites militaires affiliés au CTS.

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Cette capture d'écran vidéo montre des militants affiliés au Conseil de transition du Sud (CTS) près du site de frappes aériennes à Hadramout, au Yémen, le 26 décembre 2025. Des avions de guerre saoudiens ont mené vendredi des frappes aériennes sur des sites militaires affiliés au Conseil de transition du Sud (CTS) dans la province de Hadramout, riche en pétrole et située au sud-est du Yémen, a déclaré un responsable de la sécurité locale à Xinhua. (CTS/Handout via Xinhua)

Le ministre saoudien a écrit sur X qu'il était temps pour le CTS, à cette étape sensible, de donner la priorité à la raison, à la sagesse, à l'intérêt public et à l'unité en répondant aux efforts de médiation saoudo-émiriens, en mettant fin à l'escalade, en se retirant des camps militaires dans les deux gouvernorats et en les remettant pacifiquement aux Forces du Bouclier National et aux autorités locales. Samedi également, le porte-parole de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen, Turki Al Maliki, a déclaré que tout mouvement militaire sapant les efforts de désescalade serait traité afin de protéger les civils, a rapporté la Saudi Press Agency. Il a ajouté que les frappes aériennes, menées à la demande du président du Conseil de direction présidentiel (PLC) du Yémen, Rashad Al-Alimi, visaient à assurer le retrait des forces du CTS, à remettre les camps militaires aux Forces du Bouclier National (une force yéménite soutenue par l'Arabie saoudite) et à permettre aux autorités locales d'accomplir leurs tâches. Les tensions au Yémen se sont accentuées le 3 décembre lorsque les forces du CTS ont pris le contrôle du Hadramout après des affrontements avec des unités pro-gouvernementales. Le CTS a ensuite étendu sa présence dans la province orientale d'Al-Mahrah sans résistance signalée et a depuis recruté des forces locales dans les deux provinces, malgré les appels répétés du gouvernement yéménite et de l'Arabie saoudite à la désescalade. Suite à cette dernière expansion militaire du CTS, l'Arabie saoudite a mené des frappes aériennes vendredi ciblant des sites du CTS, dont plusieurs appartenant aux Forces d'élite du Hadramout dans la zone de Ghayl bin Yamin, près de champs pétroliers clés. Aucune victime ni aucun dommage aux équipements militaires n'ont été signalés. Le président du PLC, Rashad Al-Alimi, a salué samedi les mesures de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite pour freiner ce qu'il a décrit comme des actions déstabilisatrices du CTS dans les deux gouvernorats. Dans une déclaration sur la plateforme sociale X, Al-Alimi a loué la réponse rapide de la coalition à sa demande de mesures immédiates pour protéger les civils et rétablir la sécurité, précisant que ces actions ont été prises conformément aux recommandations du Conseil de défense nationale du Yémen. Le CTS n'a pas émis de réponse officielle aux dernières déclarations du président du PLC, du ministre saoudien de la défense ou de la coalition. Cependant, le groupe pro-sécession basé à Aden a déclaré vendredi qu'il restait ouvert à une coordination ou à des arrangements sauvegardant ce qu'il a décrit comme des intérêts partagés avec l'Arabie saoudite et les aspirations de la population du sud du Yémen. Le CTS a ajouté que ses récents déploiements militaires dans l'est du Yémen visaient à contrer les menaces sécuritaires de groupes militants et a exprimé sa surprise face aux frappes saoudiennes ciblant ses Forces d'élite du Hadramout. Il a averti que de telles actions ne feraient ni progresser le dialogue ni ne décourageraient les sudistes de poursuivre ce qu'il a décrit comme leurs droits légitimes. Formé en 2017, le CTS cherche l'autodétermination et l'indépendance finale du sud du Yémen. Malgré son adhésion à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et son intégration au gouvernement du Yémen reconnu internationalement en 2022, le groupe continue de pousser pour la séparation du sud. Le CTS a accusé les gouvernements yéménites précédents de marginaliser politiquement et économiquement le sud, une affirmation que les autorités yéménites nient. Le Yémen est plongé dans le conflit depuis 2014, lorsque les forces Houthis ont capturé Sanaa et de vastes zones du nord, incitant une coalition dirigée par l'Arabie saoudite à intervenir en 2015.

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