L'isolement stratégique menace Caracas: Rapport Révélant le Refus de la Russie et de la Chine d'escalader face à l'administration Trump
- Next News
- 2 déc. 2025
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Après plus de deux décennies passées à s'appuyer sur des alliances anti-Washington, le Venezuela fait face aujourd'hui à un vide stratégique aigu. Un rapport du journal américain "Wall Street Journal" confirme que ses principaux soutiens internationaux—la Russie et la Chine—maintiennent clairement leurs distances face à toute confrontation potentielle entre le gouvernement de Caracas et l'administration du président américain Donald Trump.

Au cours des dernières années, Moscou et Pékin ont injecté des milliards de dollars dans l'économie vénézuélienne via des prêts et des investissements liés au pétrole. Cependant, l'effondrement économique brutal et la chute de la production pétrolière à des niveaux jamais atteints depuis des décennies ont transformé le Venezuela — qui était censé contribuer à l'édification d'un "ordre mondial alternatif" — en un fardeau géopolitique et économique pour ses soutiens.
Des sources diplomatiques et de renseignement occidentales ont révélé au journal que la Russie et la Chine ont secrètement informé le gouvernement du président Nicolás Maduro qu'elles n'avaient pas l'intention de fournir un soutien militaire ou financier étendu si l'administration Trump décidait d'intensifier ses mesures punitives.
Cette position s'explique par les nouvelles priorités des alliés : la Russie, qui maintient encore quelques centaines de militaires et contractuels au Venezuela, a réduit sa présence depuis 2022 pour concentrer ses efforts sur la guerre en Ukraine. Pékin, pour sa part, préfère éviter tout frottement direct avec Washington dans l'hémisphère occidental, notamment en raison des tensions commerciales et technologiques persistantes entre les deux géants.
Du côté américain, des informations provenant d'anciens et d'actuels responsables indiquent que la nouvelle administration Trump envisage sérieusement de réimposer la politique de "pression maximale" sur Caracas. Cette politique inclurait des sanctions secondaires contre les entreprises et les pays qui traitent avec le pétrole vénézuélien, ainsi que la réactivation des dossiers d'accusations de trafic de drogue contre Maduro, pour qui une récompense de 15 millions de dollars est toujours offerte pour sa capture.
Le rapport conclut que les calculs stratégiques ont changé : Moscou et Pékin ont longtemps utilisé le Venezuela comme un levier contre les États-Unis. Cependant, la capacité de Caracas à offrir des gains stratégiques ou économiques tangibles à ses alliés a diminué, à un moment où ni la Russie ni la Chine ne souhaitent subir de pertes ou s'engager dans des confrontations supplémentaires avec Washington.









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