L’UE déclenche une offensive maritime pour dévoiler la flotte fantôme russe : les sanctions entrent dans l’ère des inspections
- Next News
- 20 oct. 2025
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Dans une démarche stratégique marquant une nouvelle étape dans son affrontement économique avec Moscou, l’Union européenne s’apprête à publier une déclaration maritime inédite qui autoriserait l’inspection des navires russes composant la « flotte fantôme ». Cette opération vise à assécher les revenus pétroliers et gaziers qui alimentent la machine de guerre russe contre l’Ukraine.

D’après un document émanant du Service européen pour l’action extérieure, Bruxelles encourage les États membres à soutenir une annonce commune visant à formaliser la participation à des inspections des navires-citernes russes soupçonnés de contourner les sanctions. Cette initiative fait suite au succès d’opérations menées par la France, l’Allemagne, la Finlande et l’Estonie sur des navires liés à la flotte russe, ravivant la dynamique d’une application rigoureuse des mesures restrictives.
Ces actions s’inscrivent dans un contexte de coordination accrue entre le G7 afin de fermer les brèches dont bénéficie la Russie, alors que certains pays ont augmenté leurs importations de pétrole russe ces derniers mois. Selon les estimations de l’UE, la flotte fantôme comprend entre 600 et 1 400 navires-citernes. Plus de 400 ont déjà été sanctionnés par Bruxelles, un chiffre qui atteindra près de 560 avec la mise en œuvre du dix-neuvième paquet de sanctions.
Le projet de déclaration européenne prévoit des accords bilatéraux avec les États du pavillon permettant aux équipes d’inspection de l’UE de monter à bord des navires suspectés, même battant pavillon étranger, sous réserve d’un accord préalable. Bruxelles souhaite également renforcer la lutte contre la falsification d’immatriculation, une pratique facilitant l’évasion des sanctions par la flotte russe.
Parmi les nouvelles mesures attendues figurent l’avancement d’un an de l’interdiction totale des importations de gaz naturel liquéfié russe – à compter du 1er janvier 2027 –, la limitation des services de ravitaillement des navires-citernes et l’extension des sanctions contre les entités permettant à la flotte fantôme de fonctionner.
Ces avancées témoignent de la volonté accrue de l’UE de tarir les finances militaires de Moscou et soulignent la détermination de Bruxelles et de ses partenaires occidentaux à maintenir la pression économique jusqu’à atteindre leurs objectifs : restaurer l’équilibre international et mettre fin au conflit en Ukraine.









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