L’UNESCO choisit un nouveau directeur général sur fond d’évolutions du financement et de l’engagement mondial
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- 6 oct. 2025
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Le Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a sélectionné lundi à Paris un nouveau directeur général, au terme d’un vote à bulletin secret pour un mandat de quatre ans. La nomination doit être formellement entérinée par la Conférence générale en novembre. Ce scrutin intervient alors que l’organisation se prépare à une baisse probable de la contribution financière des États-Unis, à la suite d’une décision renouvelée de retrait par l’administration du président Donald Trump — une part représentant environ 8% du budget de l’UNESCO, malgré les efforts de la directrice générale sortante, Audrey Azoulay, pour diversifier les sources de financement.

Deux candidats sont en lice: l’ancien ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, Khaled El-Anany (54 ans), et le Congolais Edouard Firmin Matoko (69 ans), qui a passé une grande partie de sa carrière au sein de l’organisation. El-Anany est largement considéré comme le favori, ayant lancé sa campagne en avril 2023 et réussi depuis à rallier des soutiens régionaux solides et des alliances internationales.
Créée après la Seconde Guerre mondiale pour promouvoir la paix par la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture, l’UNESCO est reconnue pour l’identification et la sauvegarde des sites du patrimoine mondial, des îles Galápagos aux tombeaux de Tombouctou.
Au cours de la campagne, des déclarations officielles égyptiennes ont mis en avant l’aptitude du Caire à diriger l’agence au regard de son héritage civilisationnel, tandis que Washington a estimé que l’UNESCO avait adopté des « questions culturelles et sociales clivantes » lors de l’annonce du retrait en juillet — une mesure prise pendant le premier mandat de Trump, ensuite annulée par l’ancien président Joe Biden, puis réintroduite.
Le Conseil exécutif regroupe 58 des 194 États membres de l’UNESCO et procède au vote initial avant de soumettre la nomination à la Conférence générale. Azoulay, de nationalité française, achève son deuxième mandat, la durée maximale autorisée pour la fonction.









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