L'Éthiopie inaugure officiellement le Barrage de la Renaissance après 14 ans de construction
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- 9 sept. 2025
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Après 14 ans de travaux, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a officiellement inauguré le Grand Barrage de la Renaissance Éthiopienne (GERD) aujourd'hui, mardi. Cette annonce transforme le barrage, qui a été au cœur de vifs désaccords, en une réalité concrète, malgré l'absence persistante d'un accord avec les pays en aval, l'Égypte et le Soudan, sur ses règles de fonctionnement et de remplissage.

Le barrage, source de tensions majeures dans la région, voit enfin le jour après l'achèvement des travaux. Cependant, la controverse demeure, car les trois parties concernées n'ont pas encore trouvé de formule consensuelle qui garantisse les intérêts de chacun.
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a réitéré son discours rassurant, affirmant que le barrage ne constitue en aucun cas une menace pour l'Égypte et le Soudan. Il a souligné que l'Éthiopie n'utilise qu'une portion très limitée des ressources du fleuve transfrontalier et n'a rien pris qui ne lui appartienne.
L'Égypte dépend presque entièrement des eaux du Nil, recevant environ 55,5 milliards de mètres cubes par an sur les 60 milliards de mètres cubes de ses ressources hydriques totales. Le Soudan, quant à lui, dispose de ressources en eau annuelles estimées à 38 milliards de mètres cubes, dont 18,5 milliards proviennent du Nil Bleu.
De son côté, l'Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d'Afrique (120 millions d'habitants), considère le projet du GERD, d'un coût de 5 milliards de dollars, comme un pilier de ses ambitions de développement économique. La construction a débuté en 2011, et le barrage devrait à terme générer 5 150 mégawatts d'électricité, en plus des 750 mégawatts déjà produits par les deux turbines en service.
Abiy Ahmed a affirmé que l'énergie générée par le barrage améliorera l'accès à l'électricité pour les citoyens éthiopiens, avec un surplus exporté vers les pays voisins. L'Éthiopie insiste sur le fait que le projet est un droit souverain et a procédé au remplissage progressif du réservoir depuis 2020, tout en assurant que le barrage ne causerait pas de dommages significatifs aux nations en aval.
Auparavant, Abiy Ahmed avait déclaré que "le Barrage de la Renaissance n'est pas une menace, mais une opportunité partagée... L'énergie et le développement que le barrage générera ne bénéficieront pas seulement à l'Éthiopie." Les rapports des médias locaux indiquent que 91% du financement du projet a été assuré par la Banque centrale éthiopienne, les Éthiopiens ayant contribué les 9% restants via des ventes d'obligations et des dons, sans aucune aide étrangère.









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