La cravate du Secrétaire à la Défense des États-Unis déclenche une crise symbolique et une tempête politique à la Maison-Blanche
- Next News
- 19 oct. 2025
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Dans une scène inhabituelle sous les projecteurs d’une réunion diplomatique de haut niveau à la Maison-Blanche, la cravate du Secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, est devenue le centre d’une controverse politique et médiatique étendue. L’histoire a commencé lors de la rencontre du président Donald Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky le vendredi 17 octobre 2025, lorsque Hegseth est apparu portant une cravate rayée de rouge, de blanc et de bleu—des couleurs interprétées par beaucoup comme rappelant le drapeau russe.

Le débat s’est emballé sur les réseaux sociaux, où la photo du secrétaire a été placée à côté du drapeau russe, et Kirill Dmitriev, PDG du Fonds russe d’investissement direct et envoyé spécial auprès du président Vladimir Poutine, a partagé ce cliché sur X en associant la cravate au drapeau russe, un geste perçu comme une célébration subtile d’un message possiblement intentionnel, dépassant le choix vestimentaire.
Les accusations ne venaient pas seulement des adversaires politiques ; des médias pro et anti-Trump ont alimenté les spéculations sur la possibilité que la couleur de la cravate soit un signe conscient de l’orientation du secrétaire ou de l’administration vis-à-vis de la Russie. La polémique a pris une autre tournure quand Dmitriev a mentionné la théorie du complot QAnon, qui prône l’existence d’une élite secrète dirigeant le gouvernement américain, ce qui a compliqué davantage les enjeux.
JD Vance, vice-président des États-Unis, a défendu Hegseth sur X, affirmant que les couleurs de la cravate représentaient le drapeau américain et non russe, bien que de nombreux commentateurs aient souligné que le design correspondait commercialement à une “cravate drapeau russe”. Dmitriev a répondu : “Peut-être est-il bon que nos pays aient les mêmes couleurs”, soulignant la portée symbolique de la ressemblance.
La réunion, qui devait principalement porter sur le soutien des États-Unis à l’Ukraine via des systèmes de missiles avancés, n’a pas échappé au tumulte provoqué par la cravate, surtout après que Donald Trump eut exprimé son espoir que Kyiv n’ait pas besoin de missiles supplémentaires et appelé à la fin de la guerre, tout en insistant sur l’intention de paix de Poutine à l’issue d’un appel téléphonique.
La crise symbolique autour de la cravate continue d’alimenter la tempête médiatique sur la scène politique américaine et internationale, soulevant la question du pouvoir des détails vestimentaires à envoyer des messages politiques délibérés, voire à déclencher de nouvelles polémiques dans le cadre de rencontres diplomatiques officielles.









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