La faiblesse du leadership américain : comment la politique de Trump contribue au chaos mondial
- Next News
- 14 sept. 2025
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Dans un article pour « The Guardian », le commentateur Simon Tisdall présente une vision critique de la politique étrangère américaine, affirmant que le président américain, Donald Trump, n'est pas un leader « fort » face à des questions sensibles comme la Russie et Israël. Tisdall suggère que le chaos mondial observé dans des zones de conflit comme l'Ukraine et Gaza est le résultat direct d'un vide de leadership laissé par un dirigeant américain affaibli. Il déclare que le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exploitent cette faiblesse pour créer une situation de chaos.

Tisdall discute de l'écart entre l'image d'« homme fort » que Trump projette et la réalité. Alors que Trump utilise une rhétorique gonflée sur sa capacité à résoudre les crises, affirmant que s'il avait été président, les guerres en Ukraine et à Gaza n'auraient pas eu lieu, la réalité prouve exactement le contraire. Huit mois plus tard, les deux crises s'étendent et s'intensifient, révélant la fausseté de ses prétentions. L'auteur estime que Trump, en apaisant et en encourageant Poutine et Netanyahu, porte la plus grande responsabilité de l'aggravation de la situation. Il cite les incursions russes répétées dans l'espace aérien de la Pologne, membre de l'OTAN, qui menacent d'élargir le conflit, ainsi que le raid israélien au Qatar, qui a torpillé, au sens propre comme au sens figuré, le processus de paix à Gaza.
Tisdall affirme que le facteur commun à ces développements est la faiblesse américaine, qu'il attribue au caractère de Trump. Alors que Trump se concentre sur la promotion de son image d'homme fort à travers des actions intérieures controversées, il recule et cède face à des adversaires puissants. Poutine et Netanyahu ont tous deux reconnu cette faiblesse ; ils flattent Trump et lui font de fausses promesses de paix, puis poursuivent leurs agendas violents. L'auteur souligne que la faible réaction de Trump au raid israélien au Qatar, où il s'est contenté de « se plaindre de manière pitoyable » qu'il n'était « pas content », confirme sa faiblesse et est simplement ignorée.
Tisdall soutient que cette faiblesse de leadership n'est pas seulement un problème personnel mais un obstacle majeur à la paix. Les interventions malavisées de Trump aggravent la situation et prolongent les conflits. Son manque de compétences en leadership et d'intégrité choque les Européens, habitués à des présidents américains plus compétents et rationnels. L'auteur confirme que l'animosité de Trump envers l'Union européenne et l'OTAN a sapé la cohésion occidentale, donnant aux régimes autoritaires l'occasion d'agir.
À la lumière de cette situation, Tisdall appelle les nations démocratiques, en particulier en Europe, à cesser de dépendre de Washington. Il exhorte le Royaume-Uni et les autres pays européens de l'OTAN à adopter une position ferme contre la Russie et Israël par des mesures telles que l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine, l'augmentation de l'aide militaire, la rupture des relations diplomatiques et la préparation d'une réponse militaire si nécessaire. Il déclare qu'attendre Trump est « inutile », car il est « une partie du problème, il est fini ».
Tisdall conclut son article en soulignant que l'incapacité à faire face à l'agression russe et israélienne pourrait conduire à un chaos mondial plus large. Il insiste sur la nécessité pour les nations démocratiques de s'unir pour assurer une fin rapide à ces guerres par tous les moyens nécessaires, y compris la force militaire, avertissant que de plus grandes catastrophes surviendront inévitablement si cette action n'est pas entreprise.









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