La Flottille Mondiale de Résilience Approche Gaza Tandis que les Manifestations Massives en Israël Réclament l'Arrêt de la Guerre
- Next News
- 28 sept. 2025
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L'Flottille Mondiale de Résilience (أسطول الصمود العالمي), une initiative internationale visant à briser le blocus israélien imposé à la bande de Gaza, a annoncé son approche critique, déclarant dimanche qu'elle se trouve désormais à seulement environ 825 kilomètres du territoire côtier. Cette vaste mission humanitaire rassemble plus de 50 navires avec à leur bord des centaines d'activistes de 44 pays différents, unis dans leur objectif de livrer de l'aide humanitaire et de dénoncer l'illégalité du siège.

Selon l'agence de presse palestinienne Wafa, cette coalition de solidarité inclut l'Union de la Flottille de la Liberté, le Mouvement Mondial de Gaza, le Convoi de Résilience et l'organisation malaisienne Samudera Nusantara (صمود نوسانتارا), soulignant la portée internationale de cette entreprise.
Malgré les menaces et les incidents, les activistes maintiennent leur cap. Un activiste à bord du navire "Alma" a signalé sur la plateforme X des mouvements suspects, confirmant que des drones israéliens ont survolé les bateaux de la flottille à basse altitude la nuit précédente, bien qu'aucune attaque directe n'ait eu lieu. Un témoignage plus grave provient de Yousef Sammour, participant interviewé par la BBC, qui a raconté que leur navire a été ciblé par une attaque de drone, provoquant la chute de "matériaux étranges" juste à l'extérieur. Certains de ces matériaux ont touché son visage, entraînant une irritation rapide de trente secondes qu'il a pu éliminer en se lavant à l'eau.
Par ailleurs, l'actrice et militante française de renom Adèle Haenel a annoncé samedi qu'elle avait été contrainte de quitter la flottille en raison d'une défaillance technique du moteur de son bateau. Haenel, qui avait pris la mer depuis la Tunisie le 5 septembre dans le cadre de cette mission navale décrite comme la plus grande tentative de briser le blocus, a exprimé ses regrets sur Instagram de ne pas pouvoir terminer la mission. Elle a cependant réitéré son appel urgent à "faire pression" sur les gouvernements pour "mettre fin au génocide" à Gaza, insistant sur le fait que l'essentiel est que ses camarades puissent livrer l'aide humanitaire et franchir le blocus. Un autre navire, le "Family Boat", avait également subi une panne similaire, nécessitant une redistribution des passagers, y compris la députée française Rima Hassan du parti La France Insoumise.
Poursuite des Bombardements et Crise Humanitaire Aiguë
Tandis que la flottille approche, les bombardements sur la bande de Gaza s'intensifient. Le Ministère de la Santé palestinien a déclaré que les opérations militaires israéliennes au cours des vingt-quatre dernières heures ont causé la mort de 79 Palestiniens et blessé 379 autres. Ce bilan macabre porte le nombre total de victimes depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 à 66 005 morts et 168 162 blessés.
Le Ministère a précisé que six des victimes récentes étaient des "martyrs de l'aide" ou des "martyrs pour la survie", portant le nombre total de victimes de la crise humanitaire enregistrées dans les hôpitaux à 2 566 décès et plus de 18 769 blessés. Il a également souligné qu'un grand nombre de victimes restent "sous les décombres et dans les rues", inaccessibles aux équipes de secours et de défense civile en raison des tirs et des restrictions israéliennes.
Mobilisation Massive à Tel Aviv pour une Trêve et la Libération des Otages
En Israël, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi soir à Tel Aviv pour exiger un accord global qui mettrait fin à la guerre dans la bande de Gaza. Cette manifestation a eu lieu deux jours avant la rencontre prévue entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump à Washington.
Les manifestants se sont réunis sur la "Place des Otages", brandissant une grande banderole avec l'inscription claire : "Tous les otages, ramenez-les à la maison maintenant". Lishay Meran-Lavi, l'épouse de l'otage Omri Meran, a lancé un appel poignant, affirmant que la seule solution pour éviter de "sombrer dans l'abîme" est "un accord complet et global qui met fin à la guerre et ramène tous les otages et soldats". Elle a directement interpellé le président américain pour qu'il utilise son "influence sur le Premier ministre Netanyahu", avertissant que "prolonger cette guerre ne fera qu'exposer Omri et les autres otages à un plus grand danger".
Ronen Ohl, dont le frère est également détenu, a exhorté Netanyahu à faire le choix de "parvenir à un accord de trêve" sans délai. « Pas de messages, pas de déclarations, pas de retard. Il y a une opportunité maintenant, il est temps de choisir d'être un leader », a-t-il déclaré.
Face à cette pression, Netanyahu a reçu un avertissement de son allié d'extrême droite, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, qui a affirmé sur X que le Premier ministre "n'a pas le mandat de mettre fin à la guerre sans vaincre complètement le Hamas". Netanyahu, qui a perdu la majorité absolue au Parlement, dépend fortement de ses alliés d'extrême droite qui s'opposent à tout accord avec le Hamas et insistent pour la poursuite de la guerre jusqu'à l'éradication totale du mouvement.









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