Le chef d'état-major israélien appelle à l'acceptation d'un accord sur les otages : "La balle est maintenant dans le camp de Netanyahou"
- Next News
- 25 août 2025
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Dans un développement majeur, le chef d'état-major israélien, Eyal Zamir, a fait des déclarations percutantes lors de sa récente visite à la base navale de Haïfa. Selon un reportage de la chaîne israélienne 13, Zamir a affirmé sans équivoque qu'il existe "un accord pour la libération des otages sur la table, et nous devons l'accepter". Ces propos jettent une lumière crue sur le paysage politique et sécuritaire complexe en Israël.

Zamir a ajouté que l'armée israélienne avait créé les "conditions appropriées pour l'accord", plaçant ainsi la responsabilité directement sur les épaules du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, en déclarant : "La balle est maintenant dans le camp de Netanyahou." Ces déclarations témoignent d'une pression interne croissante de la part de l'establishment militaire sur le leadership politique pour avancer dans les négociations.
Parallèlement, les divisions politiques s'intensifient autour de la gestion de cette crise. Le chef de l'opposition, Yaïr Lapid, a vivement critiqué la proposition de Benny Gantz, l'ancien ministre de la Défense et chef du bloc "Bleu et Blanc", qui a suggéré que lui-même et Avigdor Lieberman, chef du parti "Yisrael Beiteinu", rejoignent le gouvernement de Netanyahou pour garantir la conclusion de l'accord sur les otages à Gaza.
Dans une déclaration à la Société de radiodiffusion israélienne, Lapid a affirmé : "Il n'y a aucune raison de siéger au gouvernement avec Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich." Il a réitéré que son parti, "Yesh Atid", soutiendrait l'accord sans pour autant rejoindre la coalition au pouvoir.
Le chef de l'opposition a également accusé le gouvernement actuel d'ignorer délibérément l'accord de libération des otages et de cessez-le-feu actuellement proposé. Il a rappelé les promesses passées du gouvernement avant l'opération à Rafah l'année dernière, lorsque les autorités avaient insisté sur le fait que l'occupation de la ville créerait les conditions nécessaires à la libération des otages.
Lapid a conclu ses propos par une question amère, soulignant l'échec de ces promesses : "Et que s'est-il passé ? Les otages sont morts. Nos soldats ont été tués, et nous n'avons récupéré personne." Ses mots sèment le doute sur les véritables intentions du gouvernement concernant la question des otages.









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