Le Hamas « reçoit une nouvelle proposition » de cessez-le-feu et l’Autorité palestinienne annonce bientôt la création d’un comité pour gérer les affaires de Gaza : des mouvements diplomatiques et inte
- Next News
- 18 août 2025
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La situation à Gaza a connu d'intenses mouvements, tant sur le plan diplomatique qu'interne. Le Hamas a reçu une nouvelle proposition de cessez-le-feu, tandis que l'Autorité palestinienne se prépare à former un comité temporaire pour gérer la bande. Ces développements interviennent dans un contexte de détérioration catastrophique de la situation humanitaire et de manifestations croissantes en Israël exigeant la fin de la guerre et le retour des otages.

Une nouvelle proposition de trêve se profile à l'horizon
Une délégation du Hamas au Caire a reçu une nouvelle proposition des médiateurs égyptiens et qataris concernant un accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Selon un responsable palestinien bien informé, cette proposition s'appuie sur un plan précédent de l'envoyé américain Steve Witkoff, qui prévoit une trêve de 60 jours et la libération des prisonniers israéliens en deux phases. La nouvelle proposition sert de base au lancement de négociations indirectes entre Israël et le Hamas en vue d'un cessez-le-feu permanent. Cette démarche fait suite à d'importantes manifestations en Israël, où des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exiger la fin de la guerre et un accord garantissant le retour des otages détenus par le Hamas, ce qui témoigne d'une pression publique croissante sur le gouvernement israélien.
L’Autorité palestinienne se prépare à gérer Gaza
Sur le plan intérieur palestinien, le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a annoncé la formation imminente d'un comité temporaire pour gérer les affaires de la bande de Gaza, qui sera rattaché au gouvernement palestinien. Mustafa a précisé que ce comité ne constitue pas une nouvelle entité politique, mais plutôt une réactivation des institutions de l'État de Palestine et de son gouvernement à Gaza, conformément à la Loi fondamentale et aux résolutions de la Ligue arabe et des organismes internationaux. Il a affirmé la capacité du gouvernement palestinien à assumer ses responsabilités dans la bande, soulignant que Gaza fait partie intégrante de l'État de Palestine.
Dans un contexte similaire, Mustafa a souligné la nécessité de maintenir le passage de Rafah ouvert en permanence, considérant sa fermeture comme un outil utilisé par Israël pour affamer le peuple palestinien et l'empêcher de recevoir l'aide essentielle. Il a également noté que le gouvernement palestinien travaille avec ses homologues égyptiens pour préparer une conférence de reconstruction au Caire dès que possible, dans le but de reconstruire la bande de Gaza en partenariat avec les amis arabes et internationaux.
Une crise humanitaire qui s'aggrave et des accusations de famine
La crise humanitaire à Gaza s'aggrave considérablement. Le bureau des médias du gouvernement dans la bande a signalé que la quantité d'aide qui y pénètre est minime par rapport aux besoins réels. Le bureau a accusé Israël de « faciliter le vol » des camions d'aide, ce qui a provoqué un vide sécuritaire délibéré visant à affamer le peuple palestinien. Amnesty International a également accusé Israël de mener une politique de « famine délibérée » à Gaza, qui a entraîné une augmentation du nombre de décès dus à la malnutrition. Le nombre de victimes a atteint 263 personnes, dont 112 enfants.
Manifestations de grande ampleur en Israël
Tel Aviv a été le théâtre de manifestations massives au cours desquelles des centaines de milliers de personnes ont exigé la fin de la guerre et la libération des otages. Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Ramenez-les tous à la maison… Arrêtez la guerre ». Ces manifestations ont été vivement critiquées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et des ministres de son gouvernement, qui ont affirmé qu'elles « renforcent la position du Hamas et retardent la libération des otages ». En revanche, le chef de l'opposition, Yaïr Lapid, a défendu les manifestants, affirmant qu'ils représentaient l'esprit admirable du peuple israélien qui manifeste pour la solidarité.









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