Le Mali au bord du gouffre : Chute de Kidal, assassinat du ministre de la Défense et silence d'Assimi Goïta
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- 27 avr.
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La situation sécuritaire au Mali est devenue critique ce lundi 27 avril 2026. Une offensive coordonnée et sans précédent, menée par une alliance inédite entre les djihadistes du JNIM (Al-Qaïda) et les rebelles touaregs de la FLA, a frappé les centres névralgiques du pouvoir. L'assassinat du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, lors de l'attaque de sa résidence à Kati, décapite le pilier militaire du régime.

La débâcle de Kidal et le retrait russe Au Nord, les rebelles touaregs ont proclamé le contrôle « total » de la ville stratégique de Kidal. La FLA a annoncé avoir conclu un « accord » imposant le retrait des mercenaires russes de l'« Africa Corps » (ex-Wagner). Ce revers majeur pour la junte annule les gains territoriaux de fin 2023 et replace l'indépendance de l'Azawad au centre des enjeux militaires.
Le silence de Bamako et l'inquiétude politique Alors que le trafic aérien a repris à l'aéroport de Bamako, le silence du chef de la junte, Assimi Goïta, exacerbe les tensions. Transféré dans un lieu sécurisé samedi, Goïta n'a toujours pas pris la parole. L'opposition politique, notamment l'entourage de l'imam Mahmoud Dicko, a déclaré que « le Mali est en danger », soulignant que les promesses de stabilité se sont évaporées alors que la capitale et les bastions militaires de Kati et Gao sont désormais sous le feu.



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