Le retour des inspecteurs de l'AIEA en Iran : Un nouveau chapitre dans le dossier nucléaire ?
- Next News
- 27 août 2025
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Après une période de tension et de suspension de la coopération, le directeur général de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA), Rafael Grossi, a annoncé qu'une équipe d'inspecteurs est retournée en Iran. C'est la première fois qu'une telle équipe est présente dans le pays depuis les frappes israéliennes et américaines sur les installations nucléaires de la République islamique en juin dernier. Cette initiative soulève des questions cruciales quant à l'avenir du programme nucléaire iranien et des efforts diplomatiques en cours.

Téhéran avait précédemment suspendu sa coopération avec l'agence affiliée aux Nations Unies pour protester contre ce qu'elle considérait comme le manque de condamnation par l'agence de la guerre sans précédent menée par Israël, avec l'aide des États-Unis, qui a bombardé trois installations nucléaires le 13 juin.
Dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine "Fox News" et diffusée mardi, Grossi a déclaré : "La première équipe d'inspecteurs de l'AIEA est retournée en Iran... Nous sommes sur le point de recommencer." Il a ajouté que l'agence est actuellement en discussion avec les autorités iraniennes sur les "mesures pratiques" nécessaires pour reprendre pleinement leur travail d'inspection. Grossi a souligné que certaines installations nucléaires iraniennes ont été attaquées, tandis que d'autres ne l'ont pas été, ce qui nécessite une coordination minutieuse pour assurer une reprise efficace des opérations.
Le retour des inspecteurs coïncide avec des pourparlers cruciaux qui se sont tenus à Genève entre l'Iran et les pays de la Troïka européenne (le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne). Par le biais de ces discussions, Téhéran cherche à empêcher les Européens d'activer le "mécanisme de retour en arrière" (snapback), une mesure qui pourrait entraîner la réimposition de sanctions internationales sévères. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, qui a participé aux pourparlers, a déclaré que "le moment est venu" pour les trois pays européens "de faire le bon choix et de donner du temps et de l'espace à la diplomatie".
Les nations européennes menacent d'activer ce mécanisme d'ici la fin du mois. Le "mécanisme de retour en arrière", qui fait partie de l'accord nucléaire de 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, permet la réimposition des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU sur Téhéran si elle ne respecte pas ses engagements. Les effets de l'accord sont devenus pratiquement nuls depuis que les États-Unis s'en sont unilatéralement retirés en 2018 et ont réimposé des sanctions à l'Iran. En réponse, un an plus tard, l'Iran a progressivement commencé à réduire ses engagements de base dans le cadre de l'accord.
La réunion de mardi était la deuxième entre diplomates iraniens et européens depuis la fin de la guerre de 12 jours entre Israël et l'Iran. Ce conflit soudain avait perturbé les négociations nucléaires entre Washington et Téhéran et incité l'Iran à suspendre sa coopération avec l'agence internationale.
À la lumière de ces développements, Téhéran a affirmé sa volonté de coopérer avec l'agence "d'une nouvelle manière", tout en tenant compte de ses intérêts de sécurité. Les pays occidentaux et Israël restent sceptiques quant à l'intention de Téhéran de se doter d'une bombe atomique, une accusation que l'Iran réfute avec véhémence, insistant sur son droit de poursuivre son programme nucléaire à des fins pacifiques et civiles.









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