Le Secrétaire Général du Hezbollah Refuse Catégoriquement de Désarmer : "Nous Ne Remettrons Pas Nos Armes... Israël Doit Quitter le Liban"
- Next News
- 11 nov. 2025
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Le Secrétaire Général du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé mardi la position inébranlable de son parti de ne pas rendre ses armes. Qassem a déclaré que les exigences transmises par les États-Unis au gouvernement libanais ne sont que des « ordres exercés sous la pression de la main israélienne pour leur application », soulignant ainsi le lien perçu entre les pressions américaines et les objectifs d’Israël.

Dans ce contexte, Qassem a vivement critiqué les déclarations publiques de l'Envoyé américain, Tom Brack, qui aurait exprimé le souhait d'armer l'Armée Libanaise afin qu'elle puisse « affronter son peuple résistant ». Le Secrétaire Général s'est interrogé sur la manière dont le gouvernement libanais pourrait accepter une telle proposition, avertissant que l'hémorragie actuelle dans le Sud, si elle perdure, « touchera tout le Liban à cause de l'Amérique et d’Israël ».
Concernant l'accord de cessez-le-feu, Naïm Qassem a précisé que le Hezbollah considère que l'accord ne concerne strictement que la zone au sud du Litani. Il a insisté sur le fait que la condition préalable non négociable est le retrait complet d’Israël du territoire libanais et la libération des prisonniers. Il a souligné qu'il ne doit y avoir « ni remplacement de l'accord, ni effacement de la responsabilité de l'occupation par un nouvel accord », insistant sur la nécessité d'appliquer l'accord initial d'abord, après quoi « toutes les voies seront ouvertes pour une discussion interne sur la force et la souveraineté du Liban, et l'étranger n'a aucune relation avec cette discussion ».
Il semble que les tentatives du gouvernement libanais visant à cantonner les armes aux seules mains de l'État (ce qui équivaut en pratique au désarmement du Hezbollah), en réponse aux exigences explicites américaines et israéliennes, n'aient pas abouti jusqu'à présent. Cette situation laisse présager, selon des rapports d'actualité, la probabilité qu’Israël se rapproche de l'exécution d'attaques à grande échelle contre les bastions du groupe soutenu par l'Iran.
Vendredi dernier, le Président libanais, Joseph Aoun, avait annoncé l'engagement de son pays envers l'accord de cessation des hostilités conclu avec Israël un an auparavant, sous l'égide des États-Unis et de la France. Aoun a regretté qu’Israël n'ait pas respecté l'accord, qui stipulait un retrait total et complet du Sud dans les 60 jours suivant son entrée en vigueur, confirmant qu'Israël « occupe toujours 5 collines et multiplie ses agressions contre le Liban au milieu de menaces quotidiennes accrues contre lui et ses enfants ». Il est à noter que l'accord est entré en vigueur le 27 novembre 2024, mais le non-respect par Israël se manifeste par la poursuite de ses raids quasi quotidiens au Sud-Liban et le maintien de ses forces dans 5 points à l'intérieur du territoire libanais.









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