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Menace iranienne de suspendre la coopération avec l'AIEA : Téhéran dénonce le "mécanisme de retour en arrière" comme un acte hostile

L'Iran a affirmé samedi que la "troïka européenne" (Allemagne, France et Royaume-Uni) n'a aucun droit légal ou légitime d'activer le "mécanisme de retour en arrière" (Snap-Back) inclus dans l'accord nucléaire de 2015. Téhéran a explicitement menacé de suspendre sa coopération avec l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) si cette mesure est prise, la qualifiant d'"acte hostile".


تهديد إيراني بتعليق التعاون مع وكالة الطاقة: طهران تندد بـ "آلية الزناد" وتعتبرها عملاً عدائياً

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l'activation de ce mécanisme signifierait l'annulation de tous les récents accords avec l'Agence, précisant que l'Iran "ne peut pas coopérer avec l'Agence comme avant". Il a expliqué que les relations avec l'Agence vont changer radicalement pour se conformer à la nouvelle loi approuvée par le parlement iranien et le Conseil suprême de la sécurité nationale. Il a souligné que toute inspection des installations nucléaires sera soumise à ces lois et que l'accord avec l'Agence est conditionné par l'absence d'actes hostiles contre l'Iran.

Le "mécanisme de retour en arrière" est une disposition de l'accord nucléaire qui permet à n'importe quelle partie signataire de réimposer automatiquement des sanctions internationales à Téhéran s'il est prouvé qu'elle viole ses obligations nucléaires, sans qu'un nouveau vote au Conseil de sécurité de l'ONU ne soit nécessaire.

Ibrahim Rezaei, membre du bureau du parlement iranien, a rapporté que la commission de la sécurité nationale a écouté un exposé du ministre Araghchi, qui a affirmé que l'Europe "n'a pas le droit d'activer le mécanisme de retour en arrière, et cette action est illégale et illégitime". Araghchi a expliqué que le récent accord avec le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, au Caire, stipule que l'Agence doit prendre en compte les préoccupations de sécurité de l'Iran et que tout acte hostile, comme l'activation du mécanisme de retour en arrière, rendrait cet accord "comme s'il n'avait jamais existé".

Le ministre iranien a insisté sur le fait que son pays n'est pas dans une position défensive mais respectera la loi du parlement, approuvée en juillet dernier, qui prévoit la suspension de la coopération avec l'Agence. Il a également précisé que les effets économiques de l'activation de ce mécanisme sont exagérés et que les effets politiques et psychologiques sont plus importants. Il a ajouté que l'Iran recherche un nouveau cadre de coopération avec l'Agence et ne souhaite pas revenir à la forme précédente.


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