Mises en Garde Contre un Nouveau « Mur de Berlin » à Gaza : La Ligne Jaune Menace l'Accord de Trêve Global et Pousse à une Division Permanente
- Next News
- 16 nov. 2025
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Des fuites israéliennes concernant un plan de reconstruction des villes palestiniennes à l'intérieur de la bande de Gaza, notamment dans la zone contrôlée par l'armée israélienne derrière ce qui est désormais connu sous le nom de « Ligne Jaune », ont soulevé de vives préoccupations. Ces développements ont ravivé les craintes internationales et égyptiennes qu'elle ne devienne le point de départ d'une transformation de la Bande en deux entités distinctes, menaçant ainsi la trajectoire de l'accord de trêve global signé à Charm el-Cheikh.

L'Intention Préméditée d'Obstruer la Phase Deux
Les avertissements militaires et diplomatiques égyptiens ont laissé entendre une intention israélienne préméditée de consolider ce statut militaire temporaire et de transformer la « Ligne Jaune » en « Mur de Berlin » du 21e siècle. Dans ce contexte, le Major Général Osama Mahmoud, conférencier au Collège de Commandement et d'État-Major, a expliqué qu'Israël cherche clairement à obstruer la deuxième phase du « Plan de Paix Trump » signé à Charm el-Cheikh le 13 octobre dernier.
Le Major Général Mahmoud a souligné plusieurs points clés révélant la tactique israélienne :
Ambiguïté de la Délimitation : Il a affirmé que la « Ligne Jaune », vers laquelle les forces israéliennes devaient se retirer lors de la première phase de l'accord, n'a pas été définie avec précision sur le terrain, manquant de repères fixes ou de coordonnées géographiques claires.
Prétextes Spécieux : Il a estimé que « les violations répétées de l'accord par Israël, l'incapacité de remettre les restes des corps, ainsi que la crise des combattants du Hamas bloqués » ne sont que des prétextes visant essentiellement à prolonger le maintien des forces israéliennes dans la Bande et à consolider leur position militaire le long de cette ligne floue.
L'Objectif Final : Le Général a averti que l'objectif ultime de Tel-Aviv est « d'habituer l'opinion publique régionale et internationale à la désignation de cette ligne, et de consolider constamment le discours sur son existence, en vue de la transformer en un mur tampon permanent divisant la Bande. »
Division « de Facto » et Reconstruction Conditionnelle
De son côté, l'ancien Ambassadeur d'Égypte en Israël, Atef Salem, a mis en garde contre la Ligne Jaune, soulignant que de nombreux indicateurs suggèrent une division de facto de Gaza en deux zones : l'une sous contrôle israélien et l'autre contrôlée par le Hamas.
Salem a fait référence aux déclarations du Vice-Président américain Vance et de Jared Kushner, qui indiquent que le processus de reconstruction sera limité à la zone sous contrôle israélien, même si la transition vers la deuxième phase de l'accord n'a pas lieu.
Il a également noté que le plan de reconstruction manque d'échéanciers clairs et lie perpétuellement le processus de reconstruction, de manière vague, au désarmement du Hamas. Renforçant le scénario de la division, l'Ambassadeur Salem a indiqué qu'Israël a déjà placé des « blocs de ciment comme barrière » à la Ligne Jaune à l'intérieur de Gaza, renforçant l'idée d'une démarcation frontalière non officielle.
Obstacles à la Force Internationale et Gel de l'Accord
Salem a également mis en lumière le dilemme actuel concernant la désignation des pays participant à la Force de Sécurité Internationale (ISF), qui est censée superviser le désarmement et la reconstruction. Il a révélé que les obstacles israéliens continus, y compris le « veto » sur certaines nationalités participant à la force internationale temporaire, maintiendront le dossier de la mise en œuvre de l'accord dans un état de gel inquiétant, laissant la porte ouverte au scénario du nouveau mur de séparation à Gaza.
Des responsables européens ont indiqué à l'agence Reuters la semaine dernière qu'en l'absence de pression américaine significative sur Tel-Aviv pour accepter un rôle de l'Autorité Palestinienne et la voie vers un État palestinien, ils ne s'attendent pas à ce que le Plan Trump aille au-delà d'un cessez-le-feu. Ils ont averti la semaine dernière qu'en l'absence de tout effort majeur des États-Unis pour sortir de l'impasse, la Ligne Jaune semble destinée à devenir la frontière de facto divisant indéfiniment Gaza.









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