Paris exige des garanties de sécurité fortes pour Kiev avant d'aborder la question territoriale
- Next News
- 16 déc. 2025
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Paris a réitéré sa demande de « garanties de sécurité fortes » pour Kiev avant d'examiner la question des territoires ukrainiens que Moscou exige de céder. Selon l'entourage du président français Emmanuel Macron ce mardi, suite aux réunions de Berlin sur le sujet, ces sources ont déclaré : « Nous voulons avant tout des garanties de sécurité solides avant toute discussion sur les territoires ».

1. Progrès sur les garanties et le plan de paix américain
Avancées sécuritaires : L'entourage de Macron a noté un « progrès sur la question des garanties », s'appuyant sur le travail de la « coalition des pays volontaires » et grâce à une clarification des modalités du soutien américain.
Position de l'administration Trump : Le président Donald Trump, qui a promis une paix rapide, cherche à arrêter les combats « à tout prix ». Bien que les États-Unis soient un soutien majeur depuis l'invasion de 2022, Trump a montré des signes d'agacement face aux positions de Kiev.
Révision du plan : Les Européens et les Ukrainiens ont estimé que le plan de paix américain de novembre dernier penchait en faveur des exigences russes et s'efforcent depuis de le modifier.
Discussions à Berlin : Le président Volodymyr Zelenskyy s'est entretenu à Berlin dimanche et lundi avec l'envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et Jared Kushner, incluant un dîner de travail avec des dirigeants européens tels que Keir Starmer et Macron.
2. L'obstacle territorial et la protection militaire
Le dilemme du Donbass : La Russie exige l'annexion de plusieurs régions ukrainiennes. Le Donbass industriel est une priorité pour le Kremlin, mais il représente un rempart stratégique pour l'Ukraine. Trump pousse Kiev aux concessions territoriales.
Force multinationale : Les dirigeants européens ont proposé le déploiement d'une « force multinationale » en Ukraine dans le cadre de « garanties de sécurité fortes » soutenues par les États-Unis pour empêcher toute violation russe d'un cessez-le-feu.
3. Financement via les avoirs russes gelés
Soutien financier : L'UE tente de s'accorder sur l'utilisation des dizaines de milliards d'avoirs russes gelés (notamment en Belgique) pour soutenir l'armée ukrainienne et la reconstruction.
Sommet de Bruxelles : Cette question sera au cœur du sommet européen à Bruxelles dès jeudi. Paris se dit « neutre sur la solution à adopter » pour le financement, tant qu'il assure à Kiev une « capacité de résilience sur le long terme ».









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