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"Riviera de Gaza" : Un document révèle un plan américain controversé d'évacuation et de monétisation de la bande de Gaza pour 99 ans

Des mois après sa première mention, le projet de «Riviera de Gaza», une idée lancée par le président américain Donald Trump, refait surface. Un document récemment divulgué révèle un plan détaillé pour l'avenir de la bande de Gaza, qui repose sur une restructuration sous supervision directe des États-Unis. Ce projet utilise l'intelligence artificielle et le déplacement massif de la population palestinienne comme outils pour parvenir à cette transformation.

 "ريفييرا غزة": وثيقة أمريكية مسربة تكشف خطة مثيرة للجدل لتهجير واستثمار القطاع لمدة 99 عاماً

Un plan basé sur l'évacuation massive et l'investissement à long terme


Le document de 38 pages, obtenu par le Washington Post, expose les détails du plan du "Fonds pour la reconstruction, l'accélération économique et la transformation de Gaza" (GREAT). Ce projet repose sur deux piliers principaux : la relocalisation "volontaire" de la population et l'exploitation à long terme des terres publiques de Gaza pour des projets d'investissement massifs.

  • Évacuation et incitations financières : Le plan propose des incitations financières alléchantes pour encourager les Palestiniens à quitter Gaza pour d'autres pays. Chaque individu partant recevrait une prime de relocalisation de 5 000 dollars, en plus d'une aide au logement de quatre ans et d'une aide alimentaire d'un an. Le document suppose que ces incitations pousseraient un quart de la population (environ 500 000 personnes) à partir, avec une estimation de 75% d'entre elles ne revenant jamais.

  • Investissement immobilier et villes intelligentes : Parallèlement, le plan envisage de transformer Gaza en six à huit "villes intelligentes" alimentées par l'IA, ainsi qu'en un pôle industriel qui porterait le nom du milliardaire Elon Musk. Pour financer ces projets, les terres publiques de Gaza, qui représentent environ 30% de la superficie de la bande, seraient louées au fonds GREAT pour une durée pouvant aller jusqu'à 99 ans, une mesure visant à générer des actifs d'une valeur de plus de 300 milliards de dollars.


Qui est derrière ce plan ?


L'auteur de ce document est une organisation controversée appelée la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), qui bénéficierait du soutien direct d'Israël et des États-Unis. Bien que son objectif déclaré soit de fournir une aide humanitaire, des experts des Nations Unies l'accusent d'exploiter la crise humanitaire à des fins militaires et géopolitiques, ce qui constitue une violation flagrante du droit international. Le plan détaille également une période de supervision américaine de 10 ans pour Gaza, dans le but d'établir un système politique palestinien "réformé et déradicalisé" capable de gouverner le territoire.


Mépris total du droit international et des droits palestiniens


De manière frappante, le document ne fait aucune mention du droit international concernant le déplacement forcé, ni du rejet catégorique de ces idées par les Palestiniens et les Arabes. Il ignore complètement la nécessité d'établir un État palestinien indépendant et propose plutôt des solutions qui contredisent les positions des nations arabes et de la communauté internationale.

L'un des aspects les plus litigieux du plan concerne les "jetons numériques". Les Palestiniens qui quitteraient leurs terres se verraient accorder un titre de propriété numérique par le fonds GREAT en échange de la renonciation à leurs droits sur leurs biens. Ces jetons pourraient ensuite être échangés contre des logements dans les nouveaux projets, monétisant ainsi leurs droits fonciers.


Condamnation généralisée des alliés et de la communauté internationale


Depuis sa révélation, ce plan a suscité une indignation régionale et internationale généralisée. L'Arabie Saoudite, la Jordanie et les Émirats arabes unis ont appuyé la position ferme de l'Égypte contre toute tentative de vider Gaza de sa population. Les organisations de défense des droits humains ont condamné ces plans, les qualifiant de "nettoyage ethnique" et de "génocide", des accusations que le gouvernement israélien réfute avec véhémence. En revanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a ouvertement soutenu l'idée de Trump. La réponse palestinienne a été tout aussi claire. Le Hamas a catégoriquement rejeté un tel projet, Basem Naim, membre du bureau politique du groupe, déclarant que "Gaza n'est pas à vendre" et réaffirmant son statut de "partie intégrante de la patrie palestinienne", une position qui reflète un consensus populaire et politique unifié contre toute atteinte aux droits des Palestiniens sur leur terre et leur avenir.


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