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Sanae Takaishi : Un tournant historique dans le leadership japonais et une vision d’avenir plus inclusive

Le 21 octobre 2025, le Japon a connu un tournant politique inédit avec l’accession de Sanae Takaishi au poste de Première ministre, devenant la première femme à diriger le gouvernement nippon. L’élection de Takaishi est survenue après des négociations parlementaires tendues et le retrait du Parti Komeito de la coalition au pouvoir, la poussant à former une nouvelle alliance avec le Parti de l’innovation japonaise pour obtenir la majorité nécessaire à sa nomination officielle.

ساناي تاكايشي: تحوّل تاريخي في القيادة اليابانية ورؤية لمستقبل أكثر شمولًا

Âgée de 64 ans, Takaishi a bénéficié d’un fort soutien lors du premier tour de vote, récoltant 237 voix, bien au-delà de la majorité absolue requise. Sa nomination sera officialisée à l’issue d’une audience avec l’Empereur Naruhito.


Malgré la perte de popularité du Parti libéral-démocrate, due à plusieurs scandales financiers et politiques, la victoire de Takaishi à la tête du parti le 4 octobre 2025 a enclenché une dynamique nouvelle, notamment grâce à ses promesses de relancer l’économie japonaise et de rendre le pays plus responsable envers les générations futures.


Si des personnalités internationales, comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ont salué cet accomplissement historique, Takaishi a été critiquée pour la faible représentation féminine au sein de son gouvernement, avec seulement deux femmes nommées ministres, comme dans le cabinet précédent, malgré des discours sur un “modèle scandinave”.


Ces nominations interviennent alors que le Japon se classe 118e sur 148 pays dans l’indice mondial de la parité entre les sexes, avec seulement 15% de femmes à la Chambre des représentants. Sur ces questions, Takaishi affiche des positions conservatrices, s’opposant à la réforme de la loi sur les noms de famille et soutenant une succession impériale exclusivement masculine.


Sur le plan économique, Takaishi s’est engagée à dynamiser l’économie japonaise, à relever les défis démographiques et à accroître les dépenses publiques, ce qui a poussé la Bourse de Tokyo à des niveaux record. Elle a également adouci son discours envers la Chine, affichant une ouverture diplomatique plus grande malgré des positions précédentes plus fermes.


À l’approche de la visite du président américain Donald Trump, Takaishi devra gérer des dossiers stratégiques tels que les accords d’investissement avec Washington, la demande américaine d’augmenter les dépenses militaires et d’arrêter les importations d’énergie russe.


Le succès de la nouvelle Première ministre dépendra finalement de la stabilité des alliances parlementaires et de sa capacité à relever les défis politiques, économiques et sociaux du Japon, démontrant que l’arrivée d’une femme à la tête du pays pourrait inaugurer une ère nouvelle d’inclusion et de développement.


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