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Soudan : Des Factions "Faucons" Autour d'Al-Burhan Rejettent le Cessez-le-Feu, Menaces Contre l'Initiative de la "Quartette Internationale"

Le cercle proche du Commandant de l'Armée Soudanaise, le Général Abdel Fattah al-Burhan, connaît une augmentation significative des voix qui rejettent catégoriquement les efforts visant à arrêter la guerre et soutiennent activement la poursuite des opérations militaires. Cette orientation s'est matérialisée par une nouvelle escalade rhétorique, lancée par Jibril Ibrahim, le Ministre des Finances dans le gouvernement d'Al-Burhan, qui a affirmé que l'Armée Soudanaise « s'emploiera à reprendre le contrôle de la ville d'Al-Fasher, ainsi que de toutes les villes et villages contrôlés par les Forces de Soutien Rapide (FSR) ».


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Lors de sa visite dans un camp de personnes déplacées d'Al-Fasher, Ibrahim a annoncé que « l'Armée Soudanaise se déplacera bientôt » vers la ville. Il a souligné dans ses déclarations qu'« il n'y a actuellement ni trêve ni négociation », ajoutant qu'« il est nécessaire de rendre coup pour coup, et après cela, nous pourrons parler de la trêve », selon ses propres termes.


Ces déclarations résonnent clairement avec les positions exprimées par le Lieutenant Général Yasser Al-Atta, Adjoint au Commandant en Chef de l'Armée Soudanaise, figure de proue du camp favorable à la poursuite de la guerre. Al-Atta a ouvertement rejeté l'initiative de la « Quartette Internationale » pour un cessez-le-feu, un groupe composé des États-Unis, de l'Égypte, des Émirats Arabes Unis et de l'Arabie Saoudite. Des séquences vidéo largement diffusées montrent Al-Atta s'adressant à la Quartette Internationale d'une manière jugée « irresponsable », en particulier envers des pays régionaux qui ont déployé des efforts considérables pour aider le peuple soudanais.


Cependant, la rhétorique musclée utilisée par Ibrahim et Al-Atta révèle la profondeur des divisions qui affectent les rangs de l'Armée Soudanaise, indiquant l'existence d'un danger imminent : des centres de pouvoir multiples et contradictoires au sein de l'autorité. Alors qu'une faction insiste sur la poursuite de la guerre, le Conseil de Sécurité et de Défense—la plus haute instance politique et militaire du pays—avait précédemment annoncé accueillir favorablement les initiatives visant à mettre fin au conflit et aux souffrances des Soudanais.


Cette fragmentation et ces contradictions dans les orientations politiques soulèvent de sérieuses craintes quant à la possibilité de faire échouer toute proposition ou approche diplomatique, telle que celles visant à instaurer une trêve humanitaire au Soudan proposées par la Quartette Internationale. Al-Atta, décrit comme le « général extrémiste », se montre rigide dans ses positions et appelle à la « décision militaire » (Hasm Askari), ce que les observateurs perçoivent comme une tentative de « consolider son influence sur le terrain et son poids politique au sein de l'Armée ».


Parallèlement, la faction des Frères Musulmans s'allie à l'Armée, s'opposant à toute tentative d'arrêter la guerre qui a éclaté en avril 2023, car la prolongation du conflit est perçue comme un gage de survie et de maintien du contrôle pour ce courant. En conséquence, les ailes d'Al-Atta et des Frères Musulmans, ainsi que ceux qui partagent leurs vues, rejettent fermement l'Initiative de la Quartette. Cette désunion patente parmi les décideurs militaires et politiques lève le voile sur une lutte larvée au sein de l'institution militaire, alimentée par l'alliance des Frères Musulmans et d'autres forces opposées à un cessez-le-feu.


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