Séisme au sein de l'OTAN : Trump ordonne un retrait "massif" des troupes en Allemagne sur fond de crise iranienne
- Next News
- 3 mai
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Le président américain Donald Trump a provoqué une onde de choc diplomatique ce samedi en annonçant sa volonté de réduire de manière "considérable" la présence militaire américaine en Allemagne. S'exprimant depuis West Palm Beach en Floride, le président a précisé que ce retrait irait bien au-delà des 5 000 soldats initialement annoncés par le Pentagone. L'objectif est de réduire de 15 % un contingent global de 36 436 hommes, une opération que le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, prévoit de mener à bien d'ici 6 à 12 mois.

L'impasse iranienne et la rupture diplomatique Ce désengagement est le point d'orgue d'un conflit ouvert avec le chancelier allemand Friedrich Merz concernant la guerre contre l'Iran. Trump reproche violemment à Berlin, mais aussi à Rome (Italie, 12 662 soldats) et Madrid (Espagne, 3 814 soldats), leur manque de soutien dans l'offensive lancée fin février. Qualifiant la position de l'Espagne de "terrible", Trump utilise le levier militaire pour sanctionner ses alliés européens traditionnels, les accusant de passivité face à la menace nucléaire iranienne.
Inquiétudes sécuritaires et souveraineté européenne Aux États-Unis, les présidents des commissions des forces armées, Mike Rogers et Roger Wicker, ont exprimé leur "profonde inquiétude", affirmant que ce retrait affaiblit la dissuasion collective et envoie un "mauvais signal" à Vladimir Poutine. En réponse, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a exhorté les Européens à assumer une responsabilité accrue pour leur sécurité, tout en rappelant que la présence américaine reste mutuellement bénéfique. Alors que l'OTAN et l'UE tentent de clarifier cette décision, l'Europe se retrouve à un tournant historique de son autonomie stratégique.



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