Un rapport exclusif révèle les détails du plan de Trump pour le transfert de la population et la gouvernance de Gaza
- Next News
- 1 sept. 2025
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Dans un rapport exclusif publié par le "Washington Post" dimanche, des détails d'un plan controversé pour l'après-guerre à Gaza ont été révélés. Ce plan, qui serait en discussion au sein de l'administration du président américain Donald Trump, prévoit que les États-Unis exerceraient une "tutelle" sur le territoire dévasté par la guerre pendant au moins dix ans.

Les objectifs principaux du plan, inspirés de la vision de Trump de transformer Gaza en "Riviera du Moyen-Orient", sont de faire du territoire un complexe touristique et un pôle technologique de pointe. Cela va à l'encontre de la revendication palestinienne de faire de Gaza une partie de leur futur État indépendant.
Un plan de transfert de population et de reconstruction avec des "villes intelligentes"
Le plan prévoit le déplacement "temporaire" de l'ensemble de la population de Gaza, soit plus de deux millions de personnes. Ce transfert se ferait soit par un "départ volontaire" vers un autre pays, soit vers des zones "restreintes et sécurisées" à l'intérieur de la bande de Gaza pendant la phase de reconstruction.
Le plan appelle également à la création d'un fonds spécial, baptisé "Fonds de Gaza pour la reconstruction, l'accélération économique et la transformation". Ce fonds accorderait aux habitants de Gaza propriétaires de terres des bons numériques en échange du droit de développer leur propriété. Les bénéficiaires pourraient utiliser ces bons pour démarrer une nouvelle vie ailleurs ou, à terme, acquérir un appartement dans l'une des "six à huit nouvelles villes intelligentes alimentées par l'intelligence artificielle" qui seraient construites dans la bande de Gaza.
Interrogations et critiques sur le plan et ses origines
Selon le "Washington Post", la proposition a été élaborée par des Israéliens qui ont créé la "Fondation humanitaire de Gaza", soutenue par les États-Unis et Israël. Cette fondation a été vivement critiquée par les organisations humanitaires et les Nations Unies, qui refusent de collaborer avec elle. En juillet, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a rapporté que les forces israéliennes avaient tué plus d'un millier de Palestiniens qui tentaient d'obtenir de l'aide alimentaire depuis le début des opérations de la fondation, et que les trois quarts de ces décès étaient survenus aux alentours de ses centres.
Il est à noter que Trump a surpris le monde plus tôt cette année en proposant une prise de contrôle américaine de Gaza et le déplacement de ses habitants. La proposition a été saluée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu mais a suscité une large condamnation de la part des pays européens et arabes.









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