Washington : Le décideur caché de l’équation gazaouie – Comment le devenir du secteur est devenu l’otage de la Maison Blanche
- Next News
- 20 oct. 2025
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De récents rapports israéliens et arabes témoignent d’une montée sans précédent du rôle américain dans les décisions concernant la bande de Gaza. Désormais, le sort et l’avenir du secteur se trouvent entre les mains de la Maison Blanche, en particulier sous l’administration Trump.

D’après le journal israélien « Maariv », Israël renonce aujourd’hui à tout engagement militaire d’envergure à Gaza sans coordination et approbation préalables de Washington. Le retard dans la réaction aux incidents sécuritaires de Rafah s’explique par la crainte des dirigeants politiques de compromettre la trêve et de provoquer la colère américaine. La réaction militaire israélienne s’est donc limitée à quelques frappes ciblées, alors que le plan initial mobilisait une centaine d’avions de chasse, un signe clair de l’alignement de Tel Aviv sur les choix de Washington.
Cette dynamique est également confirmée par le quotidien « Yedioth Ahronoth » : aucune nouvelle opération militaire à Rafah ou ailleurs ne peut se dérouler sans feu vert des États-Unis, qui imposent désormais un contrôle strict sur le terrain, en coordination avec les médiateurs qataris, égyptiens et turcs.
L’ingérence ne se limite pas au domaine militaire : « Israël Hayom » rapporte l’exaspération des responsables sécuritaires israéliens face à l’intervention américaine, notamment en matière d’aide humanitaire à Gaza. L’un d’eux souligne que toute décision allant à l’encontre de la volonté américaine est immédiatement annulée, admettant qu’Israël a pratiquement perdu sa capacité à agir en toute souveraineté dans le secteur.
Dans ce contexte, la trêve à Gaza demeure fragile et dépend totalement de l’assentiment de la présidence américaine. Malgré la tension persistante, Trump a réaffirmé que la trêve tient toujours, attribuant la responsabilité de l’escalade à des « rebelles au sein du Hamas » et appelant à la retenue et à la poursuite de la médiation.
Ainsi, Gaza apparaît aujourd’hui comme un terrain de gestion conjointe américano-israélienne, où les décisions cruciales sont prises à Washington puis appliquées à Tel Aviv, avec une marginalisation nette des décideurs locaux israéliens comme des principaux médiateurs régionaux.
À retenir :
Le sort de Gaza est désormais complètement entre les mains des États-Unis, tant sur le plan politique que militaire.
Toute décision israélienne concernant Gaza nécessite l’accord préalable de la Maison Blanche.
Le milieu sécuritaire israélien exprime un profond malaise face à cette immixtion américaine.
La trêve est fragile et ne se maintient que sous médiation américaine et régionale.
Savoir qui détient les leviers de décision à Gaza éclaire la complexité du dossier régional et l’imbrication des intérêts américains et israéliens dans la configuration du futur.









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