La Suède Réduit son Aide au Gouvernement Serbe en Raison de la Corruption et la Redirige vers la Société Civile
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- 13 nov. 2025
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Le gouvernement suédois a annoncé une décision stratégique visant à réorienter son aide au développement destinée à la Serbie, citant l'échec du gouvernement serbe à faire des progrès efficaces dans la lutte contre la "corruption aggravée" et le respect des principes de l'État de droit. Ce changement signifie concrètement l'arrêt d'une partie du soutien dirigé spécifiquement vers les autorités gouvernementales, et l'allocation de ces fonds de manière plus intensive vers le renforcement des organisations de la société civile serbe.

Le gouvernement suédois a confirmé dans sa déclaration qu'il "surveille de près les développements en Serbie," et a observé des lacunes claires et continues dans la volonté du gouvernement serbe d'entreprendre les réformes nécessaires dans des domaines clés tels que la lutte contre la corruption, la garantie de l'État de droit, la liberté d'expression et la liberté de la presse.
Benjamin Dousa, le Ministre suédois de la Coopération Internationale au Développement et du Commerce Extérieur, a fourni une justification solide à cette décision, critiquant sévèrement la "corruption aggravée et le manque de respect des principes de l'État de droit" en Serbie. Dousa a averti que "les pays ne peuvent pas s'attendre à un soutien suédois s'ils ne réalisent pas les réformes et le développement que nous attendons," établissant le principe de lier l'aide aux engagements en faveur des réformes démocratiques et de la bonne gouvernance.
Réaction Serbe et Alimentation des Manifestations
En réponse, le Ministère serbe des Affaires Étrangères a exprimé ses regrets suite à l'annonce de la Suède, affirmant — dans un communiqué officiel — que "des progrès tangibles ont été réalisés dans de nombreux domaines." Le Ministère a demandé que "toute évaluation des efforts de réforme soit basée sur des indicateurs objectifs, et non sur des récits politiques ou des interprétations médiatiques."
Cette décision suédoise intervient dans un contexte de troubles internes généralisés en Serbie. Le pays a récemment commémoré le premier anniversaire de l'effondrement du toit de la gare ferroviaire de Novi Sad (sa deuxième plus grande ville) le 1er novembre de l'année dernière, un incident tragique qui a coûté la vie à 16 personnes. Cet accident, pour les opposants du Président Aleksandar Vučić, est devenu un "symbole de la corruption profondément enracinée" et de la mauvaise gestion dans le pays, déclenchant des manifestations massives et continues.
Depuis l'incident, la Serbie a connu des manifestations étudiantes régulières réclamant une enquête transparente, qui se sont rapidement élargies pour inclure des revendications d'élections anticipées. Bien que les manifestations aient conduit à la démission du Premier Ministre, à l'effondrement de son gouvernement et à la formation d'un nouveau, le Président nationaliste Vučić est resté en poste avec défi.
Au milieu des tensions, Vučić a constamment décrit les manifestants comme des "auteurs de coup d'État financés par l'étranger," tandis que les membres de son parti — le Parti Socialiste de Serbie — ont promu des théories du complot, alléguant que l'effondrement du toit de la gare aurait pu être une "attaque préméditée." Dans une démarche internationale de soutien aux manifestants, le Parlement Européen a adopté fin octobre une résolution soutenant les "droits des étudiants et citoyens serbes à la protestation pacifique" tout en condamnant clairement la "répression étatique."









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